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Zéro phyto pour 2014 ! (article de Justine -diplomée Agro 2013)

Suite à son stage à l’ AIVE (Association Intercommunale pour la protection et la Valorisation de l’Environnement), Justine Georges a brillamment  présenté son TFE.

 

« Zéro phyto » pour 2014 !

 

A l’heure actuelle, la dangerosité des pesticides pour l’environnement, la biodiversité et la santé de l’homme n’est plus à démontrer.  Consciente de ce problème et soucieuse de l’avenir de notre planète, l’Union européenne a adopté en 2009 la « Directive Cadre Pesticides ». Cette dernière vise une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable.  

Afin de transposer cette directive, chaque pays membre de l’Union européenne a dû mettre en place pour 2012 un plan d’action permettant de réduire la quantité de pesticides utilisée.  A cet égard, le programme wallon de réduction des pesticides prévoit une interdiction d’utilisation de produits phytopharmaceutiques dans les espaces publics dès le 1er juin 2014.  Durant la phase de transition s’étendant jusqu’en mai 2019, des dérogations pourront être accordées aux organismes publics sous certaines conditions telles que la réalisation d’un plan dégressif d’utilisation des produits phyto.

A l’aube de ce changement législatif, l’intercommunale AIVE m’a proposé de réfléchir aux solutions permettant de réduire/supprimer la quantité d’herbicides utilisée pour l’entretien de ses stations d’épuration. Cette étude intervenait dans le cadre de mon stage de fin d’études d’agronomie, finalité environnement. A cette fin, j’ai notamment proposé une gestion différenciée. Ce type de gestion consiste à adapter l’entretien des abords des stations d’épuration en fonction de la localisation et de la fréquentation des sites. J’ai également déterminé les techniques de désherbage alternatif les plus adaptées aux sites concernés.

Par ailleurs, selon son engagement EMAS, l’AIVE souhaitait améliorer la biodiversité sur les abords de ses ouvrages d’épuration.  Dès lors, j’ai aussi évalué les possibilités d’implantation de nouvelles zones de fauchage tardif (prés de fauche et prairies fleuries).

Cette étude était très riche car elle abordait des aspects variés et complémentaires  tels que la recherche des normes législatives, la réalisation d’un travail de terrain (inventaire des sites, prélèvement d’échantillons de sol), l’utilisation du logiciel cartographique ArcGis ou encore la prise de contact et la réflexion avec d’autres organismes aux objectifs semblables.

Si l’intercommunale AIVE pose ici un acte de citoyenneté en veillant à rendre sa gestion des espaces verts plus écologique en vue de préserver la qualité de l’environnement, il est clair que les particuliers et les entreprises agricoles ont également un rôle essentiel à jouer en réduisant la quantité de pesticides qu’ils utilisent. 

Pour ce faire, il est nécessaire que tous les organismes publics tels que les communes, les intercommunales, les provinces et la Région wallonne dont l’objectif est de veiller aux intérêts communs continuent à se mobiliser pour développer des actions de sensibilisation à l’amélioration de l’environnement et donc à la qualité de vie.

 

Justine Georges,

bachelière en agronomie, finalité environnement

diplômée en juin 2013 - HEPN, site de Ciney.